samedi 26 août 2017

La dernière séance


Spéciale dédicace à un collègue musicos mais néanmoins fréquentable, qui s’inquiète  à juste titre de la multiplication des réunions tardives.

Eddy, c’est quand tu veux.
Trois, quatre…

C’est déjà vendredi soir,
Et il est vingt heure passé,
Le building est dans le noir,
Sauf la salle 14C,
Le meeting est terminé,
On est tous un peu sonnés,
Faut se rendre à l’évidence,
C’était la dernière séance,
Et le week-end va pouvoir commencer.

Il restait huit ou dix slides,
Que l’on n’a pas pu passer,
C’est rageant me souffle, aside,
Un participant frustré,
Il part voir sa belle-famille,
Il n’est pas loin de pleurer,
Plus question d’parler franglais,
Vivement qu’on soit Monday,
Car le week-end va devoir commencer.

Bye bye, les graphes et les logos
L’barco s’est arrêté,
Bye bye, là haut sur les diapos,
Mes camemberts chartés, chartés.

Les bullets ont défilées,
Comme dans un film de John Wayne,
Le ton est un peu monté,
Mais quand finit la semaine,
C’est toujours en happy end,
L’équipe est félicitée,
C’est vraiment du beau travail,
Mais il faut que l’on y aille,
Car le week-end va devoir commencer.

Bye bye, les drames, les trémolos,
Les positions outrées,
Bye bye, là haut sur les diapos,
Mes camemberts chartés, chartés.

Gary Cooper d’la finance,
Ou Garbo de la compta,
On a tous eu notre chance,
De se faire notre cinéma,
Mais il faut rentrer chez soi,
Ranger ses masques ou ses bas,
Retrouver nos enfants sages,
La batmobile au garage,
Car le weekend va pouvoir commencer.